Drogue : un
gouverneur républicain constate «l'échec lamentable» de la
prohibition
Le
mardi 06 novembre 2001
Ottawa -
Le Canada devrait ouvrir
des sites d'injection assistée, prescrire de l'héroïne et accroître
les programmes d'échange de seringues, autant de stratégies de
réduction des méfaits dont l'efficacité pourrait convaincre les
États-Unis de la futilité de la guerre contre la drogue.
Depuis qu'un comité du Sénat a entrepris une vaste et minutieuse
remise en question des politiques nationales en matière de
stupéfiants, le Canada se trouve en position de force pour reléguer
l'approche répressive aux poubelles de l'histoire. L'appel à la
révolution sociale vient du Sud. Le gouverneur républicain du
Nouveau-Mexique, Gary Johnson, et le directeur exécutif du
Lindesmith Center, Ethan Nadelman, estiment que le royaume des
Rocheuses est en mesure de jouer un rôle de leader mondial pour
mettre fin à «l'échec lamentable» de la guerre contre la drogue, qui
a fait plus de tort que la substance elle-même en transformant de
simples consommateurs en criminels et en les privant de soins de
santé adéquats.
...
Texte intégral
Hausse fulgurante de la consommation de drogue au Québec Texte de François Berger,
La Presse
31
décembre 2000
La
consommation de drogues illégales augmente de façon fulgurante au
Québec depuis une dizaine d'années et explique l'extrême violence de
la longue guerre que se livrent les gangs de motards pour le
contrôle de ce lucratif marché.
Jamais
il n'y a eu autant de consommateurs de drogues illégales au Québec,
où plus de 800000 personnes ont avoué, dans une enquête que vient de
publier le ministère de la Santé, avoir recours aux substances
interdites.
En
tenant compte des médicaments obtenus sans ordonnance sur le marché
noir - essentiellement des tranquillisants et des somnifères - le
«marché» québécois de la drogue est constitué de près d'un million
de consommateurs, selon l'enquête réalisée en 1998 en collaboration
avec l'Institut de la statistique du Québec.
Ces
chiffres ne concernent que les personnes âgées de plus de 14 ans et
excluent donc les consommateurs plus jeunes dont le nombre ne cesse
d'augmenter, selon les experts en toxicomanie. De plus, ces données
«sous-estiment» la réalité, note le rapport d'enquête, parce qu'une
proportion importante des personnes sondées ont préféré, par gêne,
ne pas répondre aux questions.
.....
Texte
intégral
L'ecstasy affecte les composantes chimiques du cerveau
24
juillet 2000
WASHINGTON (Reuters)
- L'ecstasy, drogue similaire
aux amphétamines et rendue populaire par les "raves" ou soirées
techno, peut affaiblir de façon significative le niveau des
composantes chimiques du cerveau liées aux émotions, ont déclaré
lundi des chercheurs canadiens.
Cette hypothèse permettrait d'expliquer pourquoi certains
consommateurs se sentent déprimés lorsqu'ils ne sont plus sous
l'effet de la drogue, a indiqué une équipe scientifique canadienne
dans le magazine Neurology.
La
popularité de la drogue ecstasy, pilier des raves et danses,
continue de croître au sein de la population adolescente, révèle un
rapport du gouvernement américain. et 73% en 12e
année.
L'usage
du stimulant-hallucinogène a augmenté à 3,1% en l'an 2000 chez les
élèves de huitième année (contre 1,7% en 1999), à 5,4% en dixième
année (4,4% en 1999) et 8,2% en douzième année (5,6% l'an dernier).
Selon ce 26e sondage annuel auprès de 45 000 élèves de 8e,
10e et 12e années réalisé par l'Institute
of Social Reseach de l'Université du Michigan, l'usage global de
drogues est demeuré stable ou décline depuis quatre ans. L'étude
révèle notamment que 5% des élèves de 12e année
consomment de la cocaïne, contre 6,2% en 1999. La marijuana demeure
la drogue illégale la plus populaire : 16% des écoliers de huitième
année, 32% des élèves de dixième année et 37% des jeunes de douzième
année en consomment. La consommation d'alcool est restée stable à
43% en 8e année, 65% en 10e année et 73% en 12e
année.
... «Version moins coûteuse de la cocaïne, le crack, dont l'usage
a été longtemps associé aux ruelles des grandes agglomérations
urbaines, s'est répandu dans les petites municipalités rurales ces
dernières années, disent les experts en toxicomanie. La progression
est "spectaculaire", soutient Doug Smith, coordonnateur d'un
programme de désintoxication à l'hôpital East General, de
Toronto.»...
« Le crack est produit en faisant fondre de la poudre de cocaïne et
en y ajoutant du bicarbonate de soude et parfois d'autres
substances, comme du nettoyeur domestique. Le mélange est refroidi
et durci sous forme de "roche", qu'on fume avec une pipe et qui
produit un "high" durant de 20 à 30 minutes.
La dose coûte habituellement entre 10 $ et 20 $, ce qui signifie
que les habitants des petites villes, et particulièrement les jeunes
gens, ont les moyens de se payer facilement une première dose.»
...«
Tout comme l'ecstasy ou le speed, le
Viagra a gagné les rangs des drogues récréatives consommées par les
adeptes de boîtes de nuit, autant à Montréal ou New York que
Londres.» ...
... «Les
ravers connaissent bien peu les effets des substances illicites
qu'ils gobent, croit Jean-Sébastien Fallu. Par exemple, poppers et
Viagra ne doivent jamais être invités à la même soirée. "Il est
extrêmement dangereux de mélanger le Viagra avec des nitrates. Cela
peut provoquer une importante baisse de pression artérielle et
causer une crise cardiaque mortelle", note le porte-parole de Pfizer
Canada, Don Sancton, en rappelant que le Viagra est un médicament
vendu exclusivement sur ordonnance et qui ne doit jamais être
consommé sans l'accord d'un médecin. ».
...
Texte
intégral
Lutte contre
la drogue
Des
signes de progrès, estime l'ONU
Agence
France-Presse Vienne
27 janvier 2001
La
lutte contre la cocaïne et l'héroïne, qui constituent «les deux
premiers problèmes de drogue» dans le monde, a marqué des points, a
annoncé l'ONU en dénonçant les trois premiers producteurs,
l'Afghanistan, la Birmanie et la Colombie.
Environ
180 millions de personnes consomment de la drogue dans le monde,
soit 3% de la population mondiale, selon un rapport sur les drogues
dans le monde, présenté cette semaine au siège de l'ONU à Vienne par
le Programme des Nations unies pour le contrôle international des
drogues (PNUCID). «Il y a des signes de progrès», a résumé un haut
responsable du PNUCID, Sandeep Chawla.
...
Texte intégral
Moins de marijuana, plus d’ecstasy
chez les jeunes
28
novembre 2000
Les adolescents américains fument
moins de marijuana mais consomment davantage d'ecstasy, une drogue
de synthèse qui s'est répandue à partir des années 1980 dans les
raves, selon une étude américaine.
Depuis 1997, l'usage régulier de marijuana chez les jeunes a reculé
de 13 % et le nombre de premiers fumeurs a régressé de 10 %, selon
une enquête publiée par l'organisme Partenariat pour une Amérique
sans drogue.
Cette
année, 40 % des adolescents ont admis avoir fumé de la marijuana au
moins une fois contre 44 %en 1997.
Mais
l'étude montre aussi une nette progression de l'usage d'ecstasy, ce
dérivé d'amphétamine euphorisant et potentiellement hallucinogène,
populaire dans les raves et afterhours.
L'usage d'ecstasy a augmenté de 10 % par rapport à l'année passée,
et a doublé depuis 1995, lorsqu'un adolescent sur dix disait en
avoir pris.
L'ecstasy a été expérimentée par davantage de jeunes
que l'héroïne. «Bien que les tendances globales soient
encourageantes, nous devons nous rappeler que parmi 24 millions de
jeunes, un quart ont utilisé de la drogue au cours des 30 derniers
jours», conclut Barbara Delaney, directeur de recherche pour
l'organisation qui a conduit l'étude.