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SUIS-JE UN CONSOMMATEUR DÉPENDANT ?
Nombreuses sont
les personnes qui consomment des psychotropes (alcool, drogue,
médicament). Beaucoup moins savent reconnaître une consommation abusive ou
un problème de dépendance aux psychotropes. Qu’en est-il au juste ? Voyons
les critères qui justifient un diagnostic.
Ainsi, un diagnostic de
"dépendance" sera établi lorsque nous rencontrons une personne qui a au
moins trois des neuf symptômes suivants, depuis au moins un mois, ou les
symptômes se sont manifestés à plusieurs reprises pendant une période plus
longue de temps :
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1. |
La substance est
souvent consommée en plus grande quantité et pour une plus longue
période de temps que le sujet l’avait initialement prévu; |
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2. |
Le sujet a un
désir persistant du produit; il y a eu plusieurs efforts pour
diminuer ou contrôler son usage; |
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3. |
Beaucoup de temps
est consacré à des activités nécessaires pour se procurer la
substance (vol), à la consommation de la substance (fumer sans
arrêt) ou à se remettre de ses effets; |
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4. |
Intoxication
fréquente ou symptômes de sevrage alors qu’on est supposé
s’acquitter de responsabilités importantes au travail, à l’école ou
à la maison (par exemple, s’absenter le lendemain d’une
intoxication, se rendre à l’école ou au travail sous l’effet de la
substance, prendre soin des enfants alors qu’on est intoxiqué), ou
lorsque l’usage du produit comporte un risque physique (la conduite
avec les facultés affaiblies); |
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5. |
Des activités
importantes sur le plan social, du travail ou de loisirs sont
abandonnées ou réduites à cause de la consommation de la substance ; |
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6. |
La consommation de
la substance est maintenue en dépit de la connaissance de problèmes
sociaux, psychologiques ou physiques persistants ou récurrents
causés ou aggravés par la consommation de la substance (par ex. ,
dépression due à la cocaïne, aggravation d’un ulcère à cause de la
consommation de l’alcool); |
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7. |
Tolérance marquée
: besoin d’une augmentation notable des quantités consommées de la
substance, c’est-à-dire augmentation d’au moins 50 % pour se rendre
jusqu’à l’intoxication ou atteindre l’effet désiré, ou encore
diminution importante de l’effet lorsque la quantité est maintenue
de façon continue;
N.B. Les deux prochains critères peuvent ne pas
s’appliquer au cannabis, aux hallucinogènes ou au PCP; |
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8. |
Symptômes de
sevrage caractéristiques (angoisse, sudation, vomissements,
confusion, convulsions, etc.); |
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9. |
La substance est
souvent consommée pour soulager ou éviter les symptômes de sevrage. |
Reste à approfondir les niveaux de
dépendance aux psychotropes et le
phénomène de la consommation abusive.
Rédaction :
Jean-Yves Cloutier, intervenant en toxicomanie
CENTRE L'ÉTAPE (1999)
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