|
INDICES DE
CONSOMMATION

Il peut être difficile, pour la
plupart d'entre nous, d'identifier les signes tangibles de la consommation
de psychotropes par une personne de notre entourage. Ceux-ci peuvent être
de trois ordres: au niveau physique et comportemental de l'individu ainsi
que dans son environnement.
Ainsi, le consommateur de
cannabis (marijuana,
haschich, etc...) a, entre autres, les caractéristiques physiques
suivantes: les yeux rouges, une prononciation difficile, un appétit
démesuré, une toux.
L'amateur de solvants
(colle, poli à ongle, etc...) a des
yeux et un nez qui coulent.
Celui consommant des hallucinogènes (L.S.D.,
mescaline, etc...)a des perceptions inadéquates, des pupilles
agrandies et des tremblements.
L'adepte de la cocaïne a le nez congestionné,
des insomnies et des tremblements. Celui qui prend de la
cocaïne et des speeds (ritalin, caféine,
etc...) a des pupilles agrandies, une grande volubilité, son rythme
cardiaque et sa respiration sont accélérés ; il a une diminution ou une
perte d'appétit et une transpiration abondante.
Le consommateur d'alcool
a une prononciation difficile, les yeux et les paupières lourdes,
une haleine sentant l'alcool, une bouche pâteuse et des rougeurs de la
peau.
Enfin, celui qui prend des
tranquillisants
(valium, dalmane, ativan, etc...) a
la bouche sèche.
Qu'en est-il
de son comportement ?
 |
L'adepte
du cannabis tient des propos décousus, il a une diminution de son attention:
il est somnolent et a des rires inappropriés.
|
 |
L'amateur d'hallucinogènes décrit une réalité déformée.
|
 |
Le
consommateur de cocaïne et de speed est très attentif, il a une
grand excitation, est agressif, intolérant et impatient.
|
 |
Celui
qui prend de l'alcool a des mouvements chancelants, une perte
d'équilibre, un manque de coordination ; il est somnolent, euphorique,
perd ses inhibitions et son attention diminue.
|
 |
Enfin,
le partisan des tranquillisants a un ralentissement moteur ; il
fait preuve d'un calme inhabituel, même nonchalant ; il a envie de dormir
et est léthargique.
|
L'environnement d'un consommateur de psychotropes peut aussi nous
révéler des indices. Ainsi, le cannabis a une odeur particulière. Nous y
trouvons aussi des couteaux noircis, des restants ou des filtres de
joints, une torche ou une pipe. Le consommateur de cocaïne utilise aussi
une torche, une pipe, un miroir, une paille, des lames de rasoir et
des petits sacs de plastique. Des bouteilles, des verres, des boîtes
de pilules se retrouvent dans l'environnement du consommateur d'alcool et
de tranquillisants.
Mentionnons enfin que
l'accumulation d'indices devrait à tout le moins nous interroger. Et que
même si les indices sont plus visibles chez l'adolescent, celui-ci va plus
difficilement l'admettre alors que l'adulte admettra plus facilement sa
consommation, même si les indices sont moins visibles.
Rédaction: Jean-Yves
Cloutier, intervenant en toxicomanie.
CENTRE L'ÉTAPE (1998)
 |
|
|