CENTRE COMMUNAUTAIRE D'INTERVENTION EN DÉPENDANCE
Promotion de la santé - Prévention de la toxicomanie

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SUR LE WEB DEPUIS 1997

 

INDICES DE CONSOMMATION

Il peut être difficile, pour la plupart d'entre nous, d'identifier les signes tangibles de la consommation de psychotropes par une personne de notre entourage. Ceux-ci peuvent être de trois ordres: au niveau physique et comportemental de l'individu ainsi que dans son environnement.

Ainsi, le consommateur de cannabis (marijuana, haschich, etc...) a, entre autres, les caractéristiques physiques suivantes: les yeux rouges, une prononciation difficile, un appétit démesuré, une toux.

L'amateur de solvants (colle, poli à ongle, etc...) a des yeux et un nez qui coulent.

Celui consommant des hallucinogènes (L.S.D., mescaline, etc...)a des perceptions inadéquates, des pupilles agrandies et des tremblements.


L'adepte de la cocaïne a le nez congestionné, des insomnies et des tremblements. Celui qui prend de la cocaïne et des speeds (ritalin, caféine, etc...) a des pupilles agrandies, une grande volubilité, son rythme cardiaque et sa respiration sont accélérés ; il a une diminution ou une perte d'appétit et une transpiration abondante.

Le consommateur d'alcool a une prononciation difficile, les yeux et les paupières lourdes, une haleine sentant l'alcool, une bouche pâteuse et des rougeurs de la peau.

Enfin, celui qui prend des tranquillisants (valium, dalmane, ativan, etc...) a la bouche sèche.

Qu'en est-il de son comportement ?

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L'adepte du cannabis tient des propos décousus, il a une diminution de son attention: il est somnolent et a des rires inappropriés.

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L'amateur d'hallucinogènes décrit une réalité déformée.

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Le consommateur de cocaïne et de speed est très attentif, il a une grand excitation, est agressif, intolérant et impatient.

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Celui qui prend de l'alcool a des mouvements chancelants, une perte d'équilibre, un manque de coordination ; il est somnolent, euphorique, perd ses inhibitions et son attention diminue.

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Enfin, le partisan des tranquillisants a un ralentissement moteur ; il fait preuve d'un calme inhabituel, même nonchalant ; il a envie de dormir et est léthargique.

L'environnement d'un consommateur de psychotropes peut aussi nous révéler des indices. Ainsi, le cannabis a une odeur particulière. Nous y trouvons aussi des couteaux noircis,  des restants ou des filtres de joints, une torche ou une pipe. Le consommateur de cocaïne utilise aussi une torche, une pipe, un miroir, une paille, des lames de rasoir et  des petits sacs de plastique. Des bouteilles, des verres,  des boîtes de pilules se retrouvent dans l'environnement du consommateur d'alcool et de tranquillisants.

Mentionnons enfin que l'accumulation d'indices devrait à tout le moins nous interroger. Et que même si les indices sont plus visibles chez l'adolescent, celui-ci va plus difficilement l'admettre alors que l'adulte admettra plus facilement sa consommation, même si les indices sont moins visibles.

 

Rédaction: Jean-Yves Cloutier, intervenant en toxicomanie.

 CENTRE L'ÉTAPE (1998)

 
 

   Mise à jour : 07 juillet, 2010