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L'ALCOOLISME
La
maladie suit un courant prévisible et progressif;
la maladie est chronique, fatale, mais traitable

ON PEUT
DÉCRIRE UNE MALADIE
Tout le monde n'en est pas
convaincu, mais l'alcoolisme - la dépendance à l'alcool - est une maladie,
une forme d'allergie physique doublée d'une obsession mentale.
Le concept de maladie, une fois
compris et accepté, permet de commencer à réaliser qu'une personne qui
abuse ou fait mauvais usage d'une drogue ne le fait pas nécessairement
délibérément, mais peut-être parce qu'elle est malade.
Ce concept ne faisant pas
l'unanimité chez les scientifiques, ne vous en faites pas si vous préférez
croire à une certaine faiblesse de caractère ou à une déficience de la
volonté. Vous ne seriez pas les seuls à en douter. D'ailleurs, plusieurs
médecins refusent d'admettre ces notions de maladie, et, sans aucune
mauvaise intention de leur part, risquent d'augmenter la dépendance
physique et/ou psychologique en prescrivant des médicaments
contre-indiqués à de tels patients.
Une maladie est une condition qui se
décrit dans une population. La multiplication des centres de thérapie pour
alcooliques et toxicomanes en est une preuve socialement concluante. La
symptomatologie, ou la liste des caractéristiques de la maladie, est
disponible, et nous permet de reconnaître sa présence et ses effets.
Un des symptômes de l'alcoolisme est
de boire par compulsion. Cette "obligation" de consommer est inadéquate,
imprévisible, excessive et constante.
Le comportement de l'alcoolique se
promène entre deux extrêmes qui déroutent ceux qui l'entourent. Le
dépendant n'est pas conscient de cette compulsion, de cette obligation
dite "obsessionnelle" qui est présente dans son esprit.

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LA
MALADIE EST PRIMAIRE
Plutôt que d'être un symptôme
émotionnel ou personnel camouflé, l'allergie physique à l'alcool
est la cause de beaucoup de ces problèmes ou aggrave ceux qui existent
déjà.
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LA
MALADIE SUIT UN COURANT PRÉVISIBLE ET PROGRESSIF
La maladie est progressive, ce
qui veut dire que les malaises iront en s'aggravant si la maladie
n'est pas traitée. L'alcoolisme suit un processus très prévisible que
tout dépendant subit : passant du plaisir social de la
consommation, à l'abandon de ses intérêts et activités, à la
détérioration de sa santé.
Il peut y avoir des "plateaux"
émotionnels, de sorte qu'un comportement demeure stable pour des
périodes allant de quelques mois à quelques années. Mais parce que
c'est une maladie à multiples facettes, le comportement peut demeurer
stable pendant que d'autres facettes se détériorent. La dépendance
agit à la fois sur les plans physique, mental, émotionnel et
spirituel. |

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LA
MALADIE EST PERMANENTE ET CHRONIQUE
Telle une allergie, une fois
qu'un individu est atteint de dépendance aux psychotropes on peut dire
qu'il demeure très fragile, physiquement et psychologiquement,
aux diverses substances. Une fois passé le seuil de la tolérance,
l'alcoolique ne pourra pas "redevenir" un consommateur modéré,
parce que son système nerveux central est devenu affaibli. Le risque
de "re-déclencher" une obsession mentale de boire pourra
réapparaître fatalement.
La seule alternative est de s'abstenir de tout produit
psychotrope qui agit sur le cerveau, évitant
l'alcool, les stimulants ou les amphétamines, barbituriques,
tranquillisants mineurs et même les sirops pour la toux qui
contiennent de la codéine. |
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L'abstinence devient
une règle d'or
pour retrouver la santé |
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LA MALADIE EST FATALE
Laissée à elle-même,
l'alcoolisme est une maladie fatale à 100%. À ce stade, nous ne
parlons plus d'une mauvaise habitude, mais d'une situation de vie ou
de mort. |
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LA
MALADIE EST TRAITABLE
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La maladie
peut être traitée et arrêtée. Les preuves sont faites par des
millions de gens qui sont maintenant réhabilités à un taux de
réussite de 70 à 80 %. |
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La
dépendance aux drogues ne peut être définitivement guérie. Une
personne ayant cessé toute consommation, qui a été en traitement
et s'est rétablie par un style de vie sain et convenable, ne
pourra jamais prétendre pouvoir consommer à nouveau, sans aucun
risque. |
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La
réhabilitation est un processus et un engagement de toute une vie. |
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Colligé par Raymond Cardin,
conseiller en alcoolisme et toxicomanie

LIENS
PERTINENTS
CENTRE L'ÉTAPE
(1997) |
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