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TOXICOMANIE EN MILIEU DE TRAVAIL
(Un alcoolique, ça coûte
combien au boss ?)
L’observation de la gravité et de la
fréquence des problèmes de comportements en milieu de travail a permis la
multiplication de données fort intéressantes pour la mise en place de
programmes de prévention. Citons quelques chiffres :
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En 1981, 10% de la population
canadienne active (i.e. 1.4 million d’adultes) a des problèmes reliés à
la consommation d’alcool.
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4.3% de la population canadienne
active est alcoolique.
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De 60 à 70% des personnes qui ont
un problème lié à la consommation d’alcool ont un emploi.
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Au Québec, il y a un accident lié
à l’alcool à toutes les trois minutes vingt-sept secondes.
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Général Motors a fait une étude de
152 employés alcooliques : 104 se sont fait traiter et en un an, les
réclamations pour maladie, le taux d’absentéisme et les paiements pour
maladie et invalidité avaient baissé de 48%. Des 48 autres employés, 4
se sont suicidés, 4 sont morts de cirrhose du foie, 3 dans des
accidents, 7 sont à la retraite, 6 ont été congédiés, et 24 ont
finalement décidé d’accepter de se faire soigner.
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Avoir un employé alcoolique
occasionne des coûts qui sont estimés à 25% de son salaire annuel. Son
taux d’absentéisme est de 2 1/2 fois plus élevé que ses collègues.
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15 % des réclamations versées par
les compagnies d’assurance le sont à des alcooliques, i.e. trois fois
plus que la moyenne.
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Dans l’industrie, un minimum de
30% des travailleurs vivent des problèmes personnels ; la grande
majorité de ceux-ci influeront sur le rendement au travail : problèmes
psychologiques, juridiques, financiers et matrimoniaux. Le stress est
néanmoins la cause principale de ces problèmes. Le niveau de stress vécu
par les employés augmentent.
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Les
problèmes personnels produisent des effets néfastes sur l’organisation.
En voici quelques-uns:
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Diminution du taux de croissance de la productivité;
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Augmentation de l’absentéisme;
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Accidents de diverses natures;
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Manque
d’intérêt et de motivation au travail;
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Mauvaises décisions ou même absence de décisions lorsqu’elles sont
nécessaires;
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Augmentation des coûts de formation ou de remplacement du personnel;
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Naissance d’un préjugé défavorable du milieu social envers
l’entreprise;
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Augmentation des griefs et des litiges soumis à l’arbitrage;
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Impact
négatif de l’employé en difficulté sur ses compagnons de travail;
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Malaises des supérieurs immédiats face à un employé-problème.
Certains programmes d’aide ont
démontré, comme celui de la Banque Royale que les problèmes de toxicomanie
et d’alcoolisme représentent 30% des problèmes identifiés alors qu’au
Canadien National, ce chiffre monte à 75%.
*Source :
Diane Nadeau, notes de cours, Intervention en milieu de travail.
Rédaction : Jean-Yves
Cloutier, intervenant en toxicomanie -
CENTRE L'ÉTAPE
(1999)

Voir:
FORMATION
"GestionnaireS
et employéS en difficulté" |
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