CENTRE PRÉVENTION ET D'INTERVENTION EN DÉPENDANCE
 



puce Accueil
puce   Services
puce Prévention
puce Groupes Anonymes

La dépendance

 

Alcool, drogues et autres dépendances

puce Alcool
puce Conduite en facultés affaiblies
puce Amphétamines. méthamphétamine et cristal meth
puce Caféine et boisson énergisante
puce Cannabis
puce Cocaïne, crack et freebase
puce Ecstasy ou MDMA
puce GHB (gamma-hydroxybutyrate)
puce Héroïne
puce Kétamine
puce LSD
puce Médicaments psychoactifs
puce Mescaline
puce Méthadone
puce Drogues de synthèse
puce LPCP (phencyclidine)

puce Champignons magiques (psilocybine)
puce Substances dopantes
puce Substances volatiles
puce Tabac
puce Nouvelles drogues sur le marché
puce Cyberdépendance
puce Dépendance affective
puce Dépendance au jeu
puce Dépendance et santé mentale
puce

Dépendance et exclusion sociales





SUR LE WEB DEPUIS 1997



 

 

PCP
PHENCYCLIDINE

LE PCP, QU’EST-CE QUE C’EST?

La phencyclidine (1-phénylcyclohexylpipéridine) ou PCP, encore appelée mess, TH, angel dust et peace pill, est un hallucinogène qui produit des effets comparables au LSD tout en suscitant moins d’hallucinations.

À l’état pur, le PCP se présente généralement sous forme de poudre cristalline blanche qui se dissout rapidement dans l’eau et l’alcool. De production facile, il est synthétisé dans des laboratoires clandestins et également vendu sous forme de comprimés et de capsules de couleurs variées. Une dose typique vendue dans la rue est de l’ordre de 10 mg et coûte environ 10 $. Du fait de son prix peu élevé et de sa synthèse facile, le PCP est souvent utilisé pour couper ou pour amplifier les effets d’autres psychotropes tels le LSD, le cannabis ou la cocaïne.

Le PCP peut être consommé par voie orale sous forme de poudre, de comprimés, de capsules ou de liquide. Il peut aussi être prisé (reniflé), fumé ou injecté (le plus souvent par voie intraveineuse ; plus rarement par voie intramusculaire).

Le PCP est souvent vendu sous de faux noms, fréquemment sous la dénomination de mess ou mescaline.

EFFETS ET DANGERS DU PCP

Le PCP produit une anesthésie générale, réduisant ainsi la perception de la douleur et de l’environnement. Il manifeste à la fois les propriétés des dépresseurs et des stimulants du système nerveux central. Il peut entraîner une euphorie , une relaxation, une impression de légèreté et de flottement, des pertes de mémoire, la distorsion de la perception du temps, de l’espace et du corps, des sentiments de dissociation de l’environnement et des hallucinations visuelles et auditives. Les modifications de la perception et des processus de la pensée qu’il provoque sont semblables à celles du LSD.

Les effets indésirables psychiques produits par le PCP peuvent se résumer ainsi :

  • de l’anxiété, de l’agitation et des crises de panique
  • des difficultés d’attention, de concentration et de réflexion
  • de la confusion, de la désorientation, l’altération du jugement, une désorganisation de la pensée, un langage incohérent
  • des troubles de la mémoire et une amnésie antérograde (incapacité à se souvenir de faits ou d’événements survenus après la prise de la drogue)
  • des mouvements involontaires et saccadés des yeux (nystagmus)
  • des étourdissements, des problèmes d’élocution, un regard fixe, une absence de réponse aux stimuli, un engourdissement des extrémités, de la rigidité musculaire
  • une hypersensibilité à la lumière, aux sons et à la douleur
  • des troubles psychomoteurs, une incoordination des mouvements
  • un sentiment intense d’aliénation, la précipitation d’un épisode psychotique latent et une psychose toxique se manifestant par des hallucinations, du délire et des troubles paranoïdes ; cette psychose toxique peut durer de quelques heures à quelques semaines
  • des comportements inadaptés, bizarres, impulsifs, hostiles ou violents

Le PCP est très toxique. Des doses supérieures à 10 mg chez un consommateur non tolérant peuvent causer le délire, la rigidité musculaire, le mutisme, une sédation sévère et un état de stupeur. Des doses supérieures à 20 mg peuvent entraîner des convulsions et le coma. La mort survient habituellement à des doses variant entre 150 et 200 mg. Elle peut résulter d’un arrêt cardiaque ou respiratoire, de complications rénales ou d’hémorragies cérébrales.

L'intoxication chronique au PCP entraîne des problèmes cérébraux, psychologiques et psychiatriques. Beaucoup de décès liés à l’usage de PCP sont dus à des accidents, des suicides ou des homicides.

Le PCP stimule les régions cérébrales reliées au plaisir et au renforcement. La dépendance psychologique s’observe chez quelques utilisateurs réguliers. Elle se caractérise par le désir obsédant de consommer et de ressentir les effets du produit, ainsi que par la difficulté à interrompre l’usage malgré ses effets nuisibles sur la santé. La dépendance physique  est rare chez l’humain.

Source:

Drogues, savoir plus, risquer moins, le livret d'information, 7e édition, Centre québécois de lutte aux dépendances.

http://www.toxquebec.com/livre_drogues2/19-PCP.htm

 

 


NTRE L'ÉTAPE (1998


 


 


 


 


   Mise à jour : Avril 2016