CENTRE COMMUNAUTAIRE D'INTERVENTION EN DÉPENDANCE
Promotion de la santé - Prévention de la toxicomanie

 
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(Paxil, Prozac,..)

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En ligne depuis 1997
 


LES DROGUES

Une DROGUE est toute substance, autre que les aliments, qui est absorbée pour modifier la façon dont le corps ou l'esprit fonctionne. (Santé Canada).

Agissant sur le système nerveux central, l'usage abusif d'une drogue provoque des perturbations physiques et mentales ainsi qu'un état de dépendance physique, un état de dépendance psychologique et  de tolérance.

NARCOTIQUE : Substance provoquant un état de torpeur ou un sommeil artificiel. Narcotique vient du grec «narkè » qui signifie "torpeur" : ralentissement des fonctions vitales et/ou de l'activité psychique, diminution de la sensibilité. (Santé Canada)

Un PSYCHOTROPE  est toute substance qui agit sur le psychisme en modifiant le fonctionnement mental, entraînant des changements dans les perceptions, l’humeur, la conscience, le comportement et diverses fonctions psychologiques et organiques.  Le terme psychotrope signifie  littéralement "qui agit, qui donne une direction (trope) à l'esprit ou au comportement (psycho).

De manière spécifique, un psychotrope réfère aux médicaments utilisés dans le traitement de désordres mentaux, tels les neuroleptiques, les anxiolytiques, etc.  

Un STUPÉFIANT  se dit  des substances dont les effets psychoactifs peuvent entraîner des effets de tolérance et de dépendance.  Plus correctement, ce terme ne devrait s’utiliser que pour désigner les dépresseurs du système nerveux central tels les opiacés.

 

CLASSIFICATION DES DROGUES
Les drogues 
sont classées selon une échelle de dangerosité, en
trois catégories, selon  leurs effets sur le système nerveux central :

PERTURBATEURS

STIMULANTS

DÉPRESSEURS

Cannabis 

Solvants & Produits volatiles

Hallucinogènes

 

Cocaïne

Amphétamines

Caféine

Nicotine

Alcool

Barbituriques

Benzodiazépines

Opiacés 

 

TOXICOMANIE

Selon l'Organisme Mondial de la Santé (OMS), la toxicomanie est vue comme:

  1. Un désir ou un besoin invincible de consommer une substance;

  2. Une tendance à augmenter la dose (tolérance);

  3. Une dépendance psychologique et souvent physique à l'égard des effets;

  4. Des conséquences (émotives, sociales, économiques) nuisibles.

    Voir : « Toxicomanie : un bref aperçu »

 

QUELQUES MOTIFS DE CONSOMMATION

Satisfaire la curiosité, le désir d'expérimentation afin de connaître l'effet du produit;

Recherche l'évasion, l'effet réputé, l'euphorie, le bien-être;

Répondre aux pressions du groupe; conformisme (le monde de la musique rock). Favoriser les échanges: (ex. L'alcool = lubrifiant social);

Besoin d'assurance et de confiance en soi ; pour faire face aux problèmes;

Augmenter la créativité et la performance artistique; favoriser, par les hallucinogènes, l'expérience religieuse;

Réduire l'angoisse, oublier une peine ou un échec;

Augmenter l'appétit sexuel.

 

LA LOI DE L’EFFET : E = S+ I+ C

Les effets d’une drogue illicite risquent de ne jamais être ceux attendus.

L'effet dépend non seulement du type du produit consommé (dépresseur, stimulant, perturbateur), mais aussi de l'interaction de plusieurs facteurs tels que les caractéristiques liées à la personne ou aux produits utilisés et le contexte dans lequel on consomme.

loi de l'effet

L'effet d’une drogue dépend de :

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La SUBSTANCE  (S): Propriétés pharmacologiques

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Quantité de drogue absorbée ou dosage;

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Qualité ou pureté du produit;

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Mode d'administration ou d'absorption, fumé, injecté, 'sniffé' ;

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Durée, fréquence et rythme de consommation.

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L'INDIVIDU  (I):

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Âge: en générale, les enfants sont plus sensibles aux psychotropes que les adultes;

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Sexe : Certaines drogues agissent plus chez les femmes que chez les hommes;

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Taille et poids: Pour une même quantité de produits consommés, plus le poids corporel est élevé, moins la concentration de drogue dans le sang sera élevé;

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État de santé: Si on est fatigué, grippé, etc., on est alors plus sensible à la drogue que l'on consomme; 

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État d’esprit et humeur:  En général, les drogues vont accentuer l'émotion dans laquelle on se trouve avant la consommation (tristesse, joie, dépression).

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Le CONTEXTE (C): Dépend des situations et des émotions que nous vivons.

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Lieu (au restaurant, au domicile, au travail);

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Moment de la journée (au lever, en soirée, à la pause);

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Relations avec les autres (famille, entre amis), conflits personnels;

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Le contexte culturel  : permissivité, interdits, etc.

      CONSÉQUENCES DE L'ABUS

Les drogues peuvent être consommées de façon modérée ou abusive, mais les conséquences ne sont pas les mêmes dans les deux cas. Les risques associés à la consommation de drogues (dépendance, endettement, judiciarisation, etc.)  peuvent varier selon la personnalité de l'individu, son environnement, la nature et le statut légal des produits consommés ainsi que l'usage qu'en fait la personne.

Les drogues sont considérées dangereuses lorsque leur utilisation entraîne des conséquences négatives pour le bien- être physique, mental, social et économique du consommateur.

 

L'ASSUÉTUDE :

Détourne la personne de tous ses autres centres d'intérêt

N'est pas une expérience agréable

Est l'incapacité de choisir de ne pas faire quelque chose

Est un piège dans lequel toute personne peut tomber

  Voir :   « Concept de l'assuétude »

 

 

TOLÉRANCE / ACCOUTUMANCE

Avec le temps, le consommateur régulier de drogue a besoin d'augmenter sa dose pour ressentir les mêmes effets. Nous parlons alors de tolérance au produit. Cette hausse de la consommation accroît le risque d'affecter sa santé 

On a longtemps considérée la tolérance comme un phénomène exclusivement physiologique, une conséquence de l'adaptation de l'organisme à un produit régulièrement absorbé de sorte qu'il faille de plus en plus de ce produit pour atteindre l'effet recherché. On reconnaît aujourd'hui qu'elle constitue aussi une réalité  psychopharmacologique (en rapport aux effets exercés par des substances sur le psychisme). Occasionnellement et pour certains produits (ex : marijuana), on observe une tolérance inversée. Il s'agit d'une condition dans laquelle la réponse à une même quantité de substance apparaît plus rapidement ou plus intensément à la suite d'un usage répété. Enfin, on parle de tolérance croisée lorsque la tolérance envers une substance se généralise à d'autres substances dont l'action est semblable, par exemple, entre les anxiolytiques et l'alcool.

SYNDROME DE DÉPENDANCE / ADDICTION

La dépendance se définit par l'état résultant de l'absorption périodique ou continuelle d'une drogue. Selon la nature de la drogue consommée (médicaments, tabac, alcool, haschisch, héroïne), l'état du sujet et sa tolérance au produit, la dépendance peut être psychique ou physique.

Une dépendance, c'est l'ensemble de phénomènes comportementaux, cognitifs et physiologiques survenant à la suite d’une consommation répétée d’une substance psychoactive, typiquement associés à un désir puissant de prendre la drogue, à une difficulté à contrôler la consommation, à une poursuite de la consommation malgré des conséquences nocives, à un désinvestissement progressif des autres activités et obligations au profit de la consommation de cette drogue, à une tolérance accrue, et, parfois, à un syndrome de sevrage physique.

Le terme addiction réfère de plus en plus à la compulsion et au contrôle des impulsions, c'est-à-dire au comportement, plutôt qu'au produit, ou en l'absence d'un produit comme dans le cas du jeu pathologique.  Le terme dépendance est d'abord axé sur les produits, la notion de tolérance (nécessité d'augmenter les doses pour obtenir un effet constant) et de sevrage (symptômes en cas de cessation brutale de la consommation). Le terme dépendance reste le terme de référence dans les manuels diagnostics internationaux.

 

DÉPENDANCE PHYSIQUE

La dépendance physique se traduit par des troubles organiques dès que la drogue cesse d'être consommée : c'est l'état de manque, caractérisé par des vomissements, des crampes, une angoisse intense, etc.

La notion de dépendance physique se rapporte au syndrome de sevrage qui lui est consécutif. Elle résulte de l'adaptation de l'organisme à un psychotrope de sorte qu'un arrêt de consommation suscite des réactions psychologiques et physiologiques.

L'intensité des symptômes diffère selon les substances, l'individu et les habitudes de consommation. L'explication médicale, voire neurobiologique, de ce phénomène parle du temps requis (généralement de 7 à 10 jours) par l'organisme pour rétablir l'équilibre suite au dysfonctionnement de certains neurones.

 

DÉPENDANCE PSYCHOLOGIQUE

La dépendance psychique se traduit par le besoin de consommer des drogues modifiant l'activité mentale. L'abstinence provoque un désir compulsif, tyrannique, de recourir de nouveau au produit.

La dépendance psychologique s'inscrit dans un processus à caractère compulsif afin d'amener le consommateur à se sentir bien ou à mieux s'adapter à la réalité. C'est un mécanisme d'adaptation coûteux, voire destructeur. Elle repose davantage sur les caractéristiques de l'individu (habitudes, états affectifs, styles de vie) que sur la substance elle-même.

La dépendance psychologique est souvent définie par le mot anglais "CRAVING" qui traduit bien l'envie extrême de consommer et de ressentir les effets du produit.

 

SYNDROME DE SEVRAGE

On appelle syndrome de sevrage un ensemble de symptômes provoqués par l'arrêt brusque de consommation d'une substance psychotrope. Il varie en forme et en intensité non seulement selon les substances et les doses consommées, mais aussi selon le sujet et le contexte socioculturel où il se trouve (prison, hôpital, domicile).

On parle de sevrage lorsque l'arrêt ou la diminution de la consommation d'une substance (alcool, amphétamine, cocaïne, nicotine, opiacés, sédatifs, hypnotiques ou anxiolytiques) amène une modification comportementale inadaptée avec des répercussions physiologiques (ex. augmentation de la pression artérielle, de la fréquence respiratoire, du pouls et de la température corporelle) et cognitives. La plupart des symptômes de sevrage sont les opposés de ceux observés en cas d'intoxication avec la même substance.

Plus la durée d'action de la substance est prolongée, plus le délai avant l'apparition des symptômes de sevrage sera long et plus le sevrage pourra durer longtemps. Il va de soi que si la personne consommait plusieurs substances, les interactions compliqueront le sevrage. Les symptômes les plus intenses de sevrage cessent habituellement quelques jours à quelques semaines après l'arrêt de la consommation. D'autres symptômes peuvent durer pendant des semaines ou même des mois. Si les symptômes persistent, un trouble mental primaire (sans relation avec la médication) doit être envisagé.

Il peut être très dangereux, voire mortel, d'arrêter brusquement la consommation de certains psychotropes consommés régulièrement ou de façon soutenue. Ainsi, le sevrage d'anxiolytiques ou de somnifères doit se faire sur l'avis et sous la supervision d'une personne qualifiée.


RISQUES ET CONSÉQUENCES

RISQUES SUR LA SANTÉ MENTALE

Court terme: confusion, angoisse, troubles mentaux passagers (bad trips)

Long terme: troubles de la personnalité, problèmes d'apprentissage, perte de mémoire.

 

RISQUES DE PROBLÈMES JUDICIAIRES

Le produit étant parfois illégal, on risque l'emprisonnement et un casier judiciaire.

 

DOSE EXCESSIVE (overdose)

Dose qui peut causer des dommages physiques ou mentaux aussi graves que soudains, voire la mort.

 

DROGUES ACHETÉES SUR LE MARCHÉ NOIR

On ne peut jamais savoir exactement ce qui est consommé.

Les 2/3 de tous les échantillons vendus sont différents de ce que prétend le vendeur.

 

DANGERS POUR LA SÉCURITÉ   

Réduction de la coordination physique (conduite automobile dangereuse)

Facultés affaiblies

Le mélange des drogues produit des effets imprévisibles.

RISQUES D'ENDETTEMENT

Perte d'emploi

Faillite

 
 
     
     
     
     
 
 
 
 
 

   Mise à jour : 18 novembre, 2014