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ALCOOL
ÉTHANOL - ALCOOL ÉTHYLIQUE
Propriétés :
Dépresseur du système nerveux central

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L'alcool, une drogue ?
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Consommation modérée
ou excessive
?
L’alcool est présent dans 25% des divorces et dans la majorité des
cas de mauvais traitements d’enfants... |
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L'alcool
est rarement considéré comme une drogue. Pourtant, l'alcool est une drogue
parce que son principal ingrédient, l'éthanol, agit comme un dépresseur
sur le cerveau.
Même si on
la consomme tout d’abord pour ses effets euphoriques, il est faux de
croire que l’alcool a un effet stimulant. Consommé en faible quantité, il
peut sembler un stimulant du fait qu'il agit sur la partie du cerveau
régissant les inhibitions. Lorsqu'une personne perd ses inhibitions,
elle devient plus volubile et semble avoir plus d'énergie. Mais en fait,
l’alcool est un dépresseur qui ralentit les fonctions cérébrales et
intoxique l’organisme.
L’alcool
éthylique ou éthanol est la substance chimique de base contenue dans
toutes les boissons alcooliques. Il est généralement produit par la
fermentation de fruits, de légumes ou de céréales. Les boissons fermentées
contiennent au maximum 15% d’alcool pur (vin, bière, cidre).
Au Canada, la bière
renferme environ 5 % d'alcool. La plupart des vins fermentés
renferment de 10 % à 15 % d'alcool; les vins fortifiés comme le sherry, le
porto et le vermouth en contiennent entre 15 % et 20%. Les spiritueux
distillés (le whisky, la vodka, le rhum, le gin, etc.) sont d'abord
fermentés, puis distillés afin d'augmenter la teneur en alcool. La
concentration d'alcool des spiritueux s'élève jusqu'à 40 %, alors que
certaines liqueurs, apéritifs et eaux-de-vie peuvent contenir jusqu’à 45%
d’alcool pur.
Une fois
l'alcool présent dans le sang, aucun aliment ou boisson ne peut retarder
ou empêcher ses effets. Le sucre contenu dans les fruits peut, en
accélérant l'élimination de l'alcool dans le sang, raccourcir la durée
de ses effets.
Comme
l'alcool passe rapidement dans le sang, l’alcoolémie commence sitôt
après l’absorption. Elle atteint son maximum en moins d’une heure et ne
décroît que lentement.
L'ivresse
alcoolique est caractérisée par trois phases successives typiques : une
phase d'excitation, un état d'ébriété auquel succède un état de
dépression pouvant évoluer vers le coma.
La
phase d'excitation est caractérisée par une impression de facilité
intellectuelle et relationnelle, une perte du contrôle des fonctions
intellectuelles et une libération des tendances instinctives. Le sujet
prend des risques inconsidérés (surtout au volant de sa voiture) et perd
toute appréciation objective de la situation réelle.
La
phase d'ébriété est reconnaissable par la démarche instable, la
parole hésitante, la pensée confuse, des gestes non contrôlés et non
coordonnés ; elle se manifeste par certains signes somatiques : pupilles
dilatées, nausées, vomissements ou diarrhée.
La
phase dépressive conduit le sujet au sommeil. Quelquefois,
l'ivresse peut évoluer vers un coma; le sujet est dans un très profond
sommeil : les pupilles dilatées, l'absence de réactions aux différentes
stimulations, les vomissements et la perte d'urine reflètent la gravité de
cet état, qui, comme tout coma toxique, doit être traité en milieu
hospitalier.
Certains
états d'ivresse alcoolique s'accompagnent d'hallucinations, de convulsions
ou de délires et peuvent être à l'origine des réactions violentes du
sujet. Les thèmes de jalousie ou de persécution sont fréquents dans les
formes délirantes. Dans d'autres cas, l'ivresse engendre un état de
dépression pouvant être dangereux et conduire au suicide.
Certains
sujets ivres peuvent présenter des troubles de mémoires transitoires dont
ils prennent conscience : ces épisodes appelés "trous noirs" ou "black
out" sont très angoissants et difficilement avoués.

L'alcool
est rapidement absorbé dans le système sanguin à partir de l'intestin
grêle, et plus lentement au niveau de l'estomac et du gros intestin.
Proportionnellement à sa concentration dans le sang, l'alcool ralentit
l'activité de certaines parties du cerveau et de la moelle épinière.
L'alcoolémie est la teneur en alcool du sang, exprimée en grammes par
litre. Le taux d'alcool dans le sang, appelé taux d'alcoolémie, varie
selon:
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la
quantité d'alcool absorbée pendant une période donnée; |
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la taille,
le poids, la corpulence, le sexe et le métabolisme du consommateur; |
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le type et
la quantité d'aliments dans l'estomac. |
Au Québec, conduire
avec un taux d'alcoolémie supérieur à 0,08 % (ce qui représente plus de
80 mg d'alcool pour chaque 100 ml de sang), est une infraction
criminelle.
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mg/dl |
Conséquences
Dépendamment de l'âge, du poids et
de l'état de santé général du consommateur. |
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50 |
Légère ivresse :
L'alcool
diminue les réflexes.
La durée moyenne du temps de réaction dans des conditions normales
est évaluée à une seconde environ. Dès 0,5 g/l, le temps de réaction
peut atteindre 1,5 seconde. Ainsi, un véhicule roulant à 90 km/h
parcourt 25 mètres en 1 seconde et 37 mètres en 1,5 seconde. Ce sont
ces 12 mètres qui peuvent sauver une vie !
Les temps de réaction augmentent considérablement avec des taux
d'alcoolémie encore plus élevés. |
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80 |
Limite
légale permise au Canada
Capacité visuelle réduite de 25% ;
Augmentation du temps de
réaction de 30 à 50%;
Ralentissement des réflexes;
Coordination et motricité réduites, importante désinhibition. |
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100 |
Ivresse notable chez la plupart des gens
Facultés de plus en plus affaiblies (jugement,
attention et maîtrise de soi). Troubles de l’équilibre et de la
motricité. |
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150 |
Ivresse évidente pour toutes personnes
normales
Troubles marqués de l’équilibre, du
raisonnement, de l’élocution. Confusion mentale et relâchement de
tous les muscles.
Démarche titubante et autres troubles de coordination, troubles
d'élocution, vision double, pertes de mémoire et confusion.
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250 |
Ivresse extrême ou état d'hébétude
Ralentissement prononcé des réflexes,
incapacité à rester debout, vomissements, incontinence et
somnolence. |
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350 |
Coma
Perte de connaissance, réflexes réduits au
minimum, incontinence, abaissement de la température du corps,
respiration difficile, chute de la tension artérielle, peau moite et
froide. |
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500 |
Décès
probable
Risque d'overdose mortelle - Arrêt
respiratoire |
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Une page à visiter
concernant les tests d'alcoolémie
Savoir évaluer son alcoolémie…
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Si la
consommation modérée d’alcool procure du plaisir et favorise la vie
sociale, il n’en va pas de même pour la consommation excessive ou
dépendante. Celle-ci est susceptible de perturber gravement la vie sociale
et familiale. L’alcool est présent dans 25% des divorces et dans la
majorité des cas de mauvais traitements d’enfants. Tant la personne
directement concernée que ses proches sont alors confrontés à des
souffrances importantes. Celles-ci ne peuvent s’exprimer en chiffres ou en
symptômes mais elles portent lourdement atteinte à la qualité de vie.
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EFFETS
PSYCHOLOGIQUES
Les
tests psychologiques montrent qu'une consommation quotidienne de 60
ml/jour entraîne des perturbations sur la vitesse psychomotrice, la
mémoire, l'apprentissage, l'appréciation de l'espace, la capacité de
raisonnement et le raisonnement complexe :
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anxiété et dépression ; |
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négation véhémente du problème, souvent provoquée par la
culpabilité et la honte ; |
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tendance à blâmer les autres, la famille, les amis, les
compagnons de travail pour les problèmes dus à la boisson ; |
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affaiblissement des facultés intellectuelles - obnubilation de
l'esprit. |
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EFFETS
PHYSIQUES
La
consommation excessive a des impacts sur la santé, la situation
sociale (difficultés professionnelles, conjugales, sociales) et la
dépendance (nécessité de boire pour fonctionner " normalement ",
nécessité d’augmenter les doses et perte de maîtrise de sa
consommation). Elle encourt :
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dommages au cerveau, au pancréas et aux reins ; |
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altération progressive de la personnalité, affaiblissement de la
mémoire, problèmes de concentration, altération des facultés de
raisonnement ; |
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pression artérielle élevée, risques d’hémorragie cérébrale ; |
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atteinte du muscle cardiaque ; |
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hépatite alcoolique et cirrhose du foie ; |
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cancer (estomac, bouche, larynx et oesophage) ; |
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impotence et stérilité ; |
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vieillissement prématuré. |
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CONSÉQUENCES SOCIALES
À
long terme, l'alcool a également des effets négatifs sur le plan
affectif, social et professionnel :
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problèmes de relations avec le conjoint et les enfants
(chicanes, mauvais traitements, non respect de la parole donnée)
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Troubles émotifs et comportementaux chez les enfants ; |
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absentéisme ou baisse marquée de rendement au travail ; |
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difficultés financières.
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Selon une
importante étude sur les
coûts
reliés à l'abus des substances au Canada, 6 701 Canadiens ont
perdu la vie suite à la consommation d'alcool en 1992. L'alcool est la
première cause des décès survenus lors d'accidents. Au Canada, on estime
que 1 021 hommes et 456 femmes sont décédés dans les accidents d'autos
causés par l'abus d'alcool. Les cirrhoses du foie ont provoqué 960 décès
et il y a eu 908 suicides reliés à l'alcool.
En regard
de la morbidité (maladie) reliée à l'alcool, il est estimé qu'il y a eu
86 076 hospitalisations en 1992 (56 474 hommes et 29 602 femmes). Ces
personnes ont utilisé un total de 1 149 106 jours d'hospitalisation (755
205 pour les hommes et 393 902 pour les femmes). Le plus grand nombre
d'hospitalisations reliées à l'alcool est dû à des chutes accidentelles
(16 901), au syndrome de la dépendance alcoolique (14 316) et aux
accidents de véhicules à moteur (11 154).
Près de
6,3% des Québécois âgés de plus de 15 ans ont une consommation à haut
risque en terme de santé, de situation sociale (difficultés
professionnelles, conjugales, sociales) et de dépendance (nécessité de
boire pour fonctionner "normalement"; nécessité d’augmenter les doses et
perte de maîtrise de sa consommation).
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