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COCAÏNE
«coke, coca, cristal, neige»
CRACK
«freebase,
rock, caillou, roche»

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La dépendance
peut se créer en une très courte période de temps. |
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La forte dépendance
conduit souvent
à des comportements d'agressivité et/ou de violence. |
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La cocaïne et ses différentes formes
La cocaïne est
obtenue à partir de la
distillation des feuilles séchées
de la plante de coca. Cette plante est principalement cultivée dans la
partie tropicale d'Amérique du Sud (Pérou
et Bolivie), et sur les
îles indonésiennes (Sri Lanka).
La cocaïne
est une drogue puissante qui stimule le système nerveux central. Elle peut
conduire rapidement à une forte dépendance. La cocaïne que l'on trouve sur
le marché peut prendre différentes formes:
- Le chlorhydrate
de cocaïne, une
poudre blanche qui peut-être
sniffée, fumée, ou injectée par voie intraveineuse
après avoir été dissoute dans de
l'eau. Elle peut aussi être
mélangée à d'autres substances augmentant ainsi considérablement les
dangers à cause des effets interactifs. La cocaïne injectée est parfois
mélangée à de l’héroïne, ce cocktail est appelé «speed-ball».
- Le crack, qui
est fumé, s'obtient en
chauffant, jusqu'à ce qu'il fonde, un mélange de poudre de cocaïne, du
bicarbonate de soude et de
l'ammoniaque. Ce simple procédé chimique permet de transformer le
chlorhydrate de cocaïne en freebase (cocaïne-base). En séchant, les
gouttes visqueuses ainsi obtenues donnent un produit consistant qui
ressemble à un caillou : le crack.
Les
effets diffèrent quelque peu entre ces formes. Lorsqu'elle est sniffée,
la cocaïne produit son effet après 3 minutes environ, tandis que ce
dernier se manifeste en quelques secondes lorsqu'elle est fumée ou injectée.
Lorsque la cocaïne est sniffée, la phase d'euphorie dure en moyenne 30
minutes, cette durée n'étant que de 5 à 10 minutes si elle est fumée et plus
courte encore si elle est injectée.
Les effets du crack
sont beaucoup plus intenses que la cocaïne (sniffée) ou injectée : La
dépendance psychique très forte s’installe en quelques jours. Les tendances à la rechute durent plusieurs mois
voir années. En cas de surdose du crack, des convulsions épileptiques (chez
une personne non épileptique) sont possibles.
Au Québec, la "coke"
se vend dans les bars 80 $ / 1 gramme, soit 20$ le quart (¼) de
gramme (de 4 à 6 lignes). Elle est proposée dans de petits sacs
de plastique transparents. Une dose de crack ne coûte qu'environ 5$, mais
comme l'accoutumance est rapide, la consommation régulière devient
beaucoup plus dispendieuse que pour n'importe quelle autre drogue illicite.
C'est souvent le trafic, le vol ou la prostitution qui assureront les
moyens financiers.

Effets à court terme de la cocaïne ,
peu importe ses formes:
La cocaïne est
un psychotrope classé dans la catégorie des stimulants, qui comme les
amphétamines, la caféine et la nicotine, stimule le système nerveux en
augmentant les niveaux de dopamine dans les synapses de certaines régions
cérébrales. Elle y bloque la recapture de dopamine par le neurone émetteur,
s'opposant ainsi à son élimination de la synapse.
Quand la cocaïne est
sniffée, elle atteint sa concentration maximum dans le sang au bout de 10 à
30 minutes.
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La cocaïne produit
une sensation d'euphorie et d'amélioration de la performance. |
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La substance cause
une sensation de chaleur et une bronchodilatation. on se sent
tout-puissant, euphorique, hyperactif… |
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Les effets
se caractérisent par d'intenses poussées d'énergie et d'exaltation. |
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L'intoxication par
la cocaïne produit :
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des
changements comportementaux ou psychologiques inadaptés, |
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tachycardie ou
bradycardie, |
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dilatation
pupillaire, |
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augmentation
ou diminution de la pression artérielle, |
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transpiration
ou frissons, |
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nausées ou
vomissements, |
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agitation ou
ralentissement psychomoteur, |
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faiblesse
musculaire, |
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dépression
respiratoire ou arythmies cardiaques, |
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confusion, |
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crises
convulsives ou coma. |
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Effets à
long terme de la cocaïne
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La cocaïne inhalée
peut causer des inflammations et perforations à la paroi nasale
ou de l'irritation nasale. |
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À long terme, les
utilisateurs se plaignent souvent d'une réduction de la performance
sexuelle ou de la libido. |
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La perte d'appétit
amène une malnutrition. |
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Chez la femme,
irrégularité menstruelle ou disparition des règles. |
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Augmentation des
risques convulsifs. |
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Les utilisateurs
deviennent davantage susceptibles des épisodes dépressifs... la drogue
agit en renversant ces sentiments désagréables |
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On observe souvent
l'apparition de comportements de méfiance, de paranoïa. Parfois,
l'usager présente les symptômes d'une psychose amphétaminique (avec
délire paranoïde). |
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L'usage de la voie
parentérale (seringues) est associé, comme avec l'héroïne, à divers
pathologies qui ne sont qu'indirectement liées à la substance :
hépatite, SIDA, |
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L'usage de la voie
pulmonaire est associé à des problèmes respiratoires (bronchites,
asthme, cancer...) |

Dépendance - Tolérance -
Sevrage
La cocaïne est un des
psychotropes, avec la nicotine, produisant les plus fortes
dépendances psychologiques. Sa facilité à combattre la dépression, la
fatigue et la faible estime de soi augmente sa capacité à répondre aux
besoins de personnes aux tendances dépressives. L'arrêt de consommation est
difficile pour beaucoup d'utilisateurs.
La dépendance
peut se créer en une très courte période de temps. Quand il y a des indices
de tolérance (besoin de plus grandes quantités pour le même effet),
de sevrage ou de comportements compulsifs en rapport avec l'obtention ou la
consommation, il y a dépendance. La dépendance entraîne souvent,
notamment, des problèmes financiers, la négligence des responsabilités au
travail ou parentale et des complications physiques et mentales. Ces
dernières (mode de pensée persécutoire, un comportement agressif, une
anxiété, une dépression et une perte de poids) sont habituelles dans le cas
d'une utilisation chronique.
La tolérance
qui nécessite l'augmentation des doses pour obtenir le même effet, survient
très rapidement au cours d'une même consommation. Cette tolérance ne
persiste pas au-delà de quelques heures : après 24 heures d'abstinence, le
cocaïnomane retrouve sa sensibilité initiale au produit.
Le sevrage à la
cocaïne n'exige habituellement pas d'hospitalisation. Ce sont surtout les
composantes psychologiques de la dépendance qui exposent le
cocaïnomane à des risques de rechute.
Les symptômes du
sevrage sont principalement :
La période de
sevrage dure environ de deux à trois semaines, mais il
ne faut jamais perdre de vue que la toxicomanie n'est
pas le véritable problème, mais bien un symptôme.
Nous ne recommandons
pas d'arrêter de consommer sans aide. Les cocaïnomanes qui
tentent de s'en "sortir tout seul" sont souvent habités par
l'appréhension du jugement d'autrui et la culpabilité d'avoir à révéler
leurs difficultés quant à leur consommation.

TESTS DE
DÉPISTAGE DE LA COCAÏNE
Les facteurs qui
influencent l'interprétation des tests de dépistage de la cocaïne dans les
milieux biologiques sont nombreux; ils sont d'ordre analytique,
physiologique et métabolique. La quantité de drogue consommée en relation
avec le poids corporel est évidemment au premier plan. Et cette quantité est
en relation avec les habitudes de consommation de l'individu.
Dans le
sang,
la cocaïne est à très faible concentration et n'y demeure que quelques
heures. La demi-vie de la cocaïne plasmatique
n'est que de 48 à 78 minutes et quelques heures après consommation, la
drogue mère a disparu complètement du plasma. Étant liposoluble, son volume
de distribution est supérieur à celui de l'eau corporelle.
Les tests
immunologiques pour le dépistage urinaire de la consommation de cocaïne
(EMIT®, TDX®, RIA, Online®, etc.) sont calibrés avec la benzoylecgonine. Ils
réagissent aussi avec la cocaïne et ses métabolites.
La demi-vie de la
benzoylecgonine est beaucoup plus longue que celle de la cocaïne (7,5h). Les
tests de dépistage tirent parti de cette longue demi-vie pour démontrer une
consommation de cocaïne en recherchant ce métabolite urinaire. En fait,
l'urine est le liquide biologique de choix pour dépister une consommation de
cocaïne.
Il est généralement
bien admis, que suite à la consommation d'une seule dose de cocaïne par un
individu, le test d'urine demeurera positif pour la cocaïne et ses
métabolites, durant une période de 48 à 72 heures, soit 2 à 3 jours.
Chez les
habitués et les toxicomanes
de longue date, cette période de détection, après l'arrêt de consommation,
peut être plus longue, et varie selon les habitudes de consommation des
individus. Chez des consommateurs de 6 à 10 g/jour de cocaïne, et ce depuis
plusieurs mois, le test de dépistage peut demeurer positif dans les urines
pour une période de 10 à 14 jours après arrêt de la consommation.
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