Description
Synthétisé et étudié
par le Professeur Henry Laborit dans les années 60, le GHB a été
utilisé comme anesthésique général, comme traitement des troubles du
sommeil, comme aide à l'accouchement et comme alternative au sevrage de
l'alcool et des opiacés. Toutefois, en raison de ses effets indésirables dus
à des doses trop élevées ou au mélange avec d'autres produits, le GHB a
perdu son usage médical.
Bien que cette
substance soit vendue sous le nom d'«ecstasy liquide», elle n'a rien à voir
avec l'ecstasy, dérivée de l'amphétamine. On retrouve le GHB en
liquide, en poudre, en capsules ou en granulés à dissoudre dans l’eau.
Dissout dans un verre de boisson alcoolisée, il n’a ni odeur ni saveur
(à peine un léger goût salé et savonneux).
Comparable aux effets de l'alcool mais sans "gueule de bois",
10 à 15
minutes après son absorption, le GHB produit une chaleur interne bénéfique,
un état d'ivresse (désinhibition), la relaxation musculaire et un état
d'euphorie.
À noter que le GHB n’a pas de
propriétés aphrodisiaques réelles, mais provoque une désinhibition sexuelle
causée par l’effet sédatif (calmant), particulièrement lorsque
cette drogue est associée à l'alcool qui en
multiplie les effets
amnésiques et anesthésiques. D'où
son surnom de «drogue du violeur».
Le GHB stimule aussi
le cerveau libérant l'hormone de croissance excédentaire tellement
apprécié par les culturistes. Selon l'état du consommateur et la dose, son
efficacité s'étale sur 3 à 4 heures. Le GHB est ensuite dégradé en eau et
dioxyde de carbone, et sa présence n'est alors plus détectable.
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Caractéristiques |
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Dépresseur du
système nerveux central avec des propriétés euphorisantes pouvant
s'apparenter à l'alcool. |
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Somnolence qui
peut aller à la perte de conscience si la drogue est absorbée avec de
l'alcool ou à dose élevée. |
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Apparition des
effets environ 15 minutes après l'absorption et durée de l'effet de 3 à
4 heures. |
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Peut entraîner le
désinhibition
sexuelle. |
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Peut occasionner
de la confusion et une altération du jugement. |
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À forte dose, peut
occasionner des vertiges, des nausées, des vomissements, de
l'hypothermie, une diminution de la pression sanguine, de l'amnésie, une
dépression respiratoire, des crises épileptiques, le coma, la mort. |
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Combiné à
l'alcool, l'effet est multiplié. |
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Ne peut être
détecté dans le sang ou l'urine au-delà de 12 à 24 heures après
l'absorption. |
Effets à court terme
Ce produit cause
un état semblable à l'ébriété, plus d’euphorie que de désinhibition. Ces
effets amnésiques et anesthésiques disparaissent au bout de quelques heures.
Récemment, le
ROHYPNOL, le GHB
et le kétamine sont devenus très populaires dans
les partys rave ou dans les clubs de nuit pour leurs effets relaxants et
amnésiques. Cependant, associé à de l'alcool, à des opiacés
ou à l'inhalation de substances nocives, le GHB entraîne des vomissements.
La consommation excessive en même temps que le Rohypnol, la kétamine ou
certain médicaments somnifères, peut s'avérer très dangereuse et même mortelle.
EFFETS À
LONG TERME
Le GHB consommé seul
ne provoque aucun effet nocif. Toutefois, compte tenu du phénomène de
tolérance/ accoutumance qui oblige
le consommateur régulier à augmenter sa
dose pour ressentir les mêmes effets, les risque d'un surdosage sont
présents. Un surdosage se manifeste par
de la somnolence, une perte de coordination, une perte générale de
sensations, des
vertiges intenses, des nausées.
Des doses plus élevées
peuvent entraîner des convulsions, des hallucinations, l'arythmie cardiaque,
une diminution de la pression artérielle, des difficultés à respirer, le
coma et le décès.
DÉPENDANCE
La
consommation régulière de GHB peut entraîner une dépendance physique.
Les personnes
ayant développé une accoutumance devraient s'adresser à leur médecin pour
faciliter le sevrage.
L’arrêt
brusque d'un usage excessif et prolongé
peut
provoquer un sevrage dont les principaux symptômes sont
des crises
d'angoisse, des tremblements, de l'insomnie,
des crampes musculaires,
et d'autres
effets secondaires désagréables et potentiellement dangereux comme de
l'hypertension et une paranoïa accompagnée d'hallucinations.
Ces symptômes de sevrage apparaissent entre 1 à 6
heures après la dernière prise et disparaîtront après 2 à 21 jours en
fonction de la dépendance.