CENTRE COMMUNAUTAIRE D'INTERVENTION EN DÉPENDANCE
  
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HÉROÏNE

AUTRES  DÉRIVÉS  NARCOTIQUES (codéine)

Propriétés: Dépresseur du système nerveux central

Noms de rue: smack, cheval, héro, schnouff, poudre blanche, came

description - effets à court terme - effets à long terme  tolérance,dépendance,sevrage - grossesse - surdosage
autres dérivés narcotiques

Description
L'héroïne est un dérivé semi-synthétique de l'opium. C'est une fine  poudre soluble, de couleur blanche (la " chinoise "),  brunâtre (" brown sugar "),  ou noire,   abondamment diluée ou coupée avec divers produits: lactose, strychnine (alcaloïde toxique), amidon, bicarbonate de soude, quinine.

Ces produits sont à l’origine de multiples complications toxiques ou infectieuses. L’héroïne vendue dans la rue est parfois très faiblement dosée: de 5 à 10 %, parfois moins.  Elle est vendue en petits sachets d'un point (1/10 de gramme) à raison de 40 à 50 $ le point.

Modes de consommation
L'héroïne est humée ou injectée. Les nouveaux consommateurs reniflent habituellement cette drogue mais comme l'effet n'est pas très rapide, certains finiront par l'injecter dans les muscles ou dans les veines.  Elle est parfois fumée mélangée à du haschich.

Effets à court terme

L'héroïne stimule brièvement les centres supérieurs du cerveau puis ralentit l'activité du système nerveux central procurant une sensation de détente et de déconnexion d’avec la réalité (" piquer du nez " est une attitude caractéristique du consommateur d’héroïne).

Après l’injection, l’utilisateur a un sentiment de bien-être intense, une impression de chaleur, de relaxation et de désinhibition.

Le produit réduit la douleur et retarde l'éjaculation.

Si la drogue est absorbée par voie orale, les effets se font sentir de façon plus graduelle.

Effets secondaires

Une  dose peut provoquer de l'agitation, des nausées et des vomissements.

À dose modérément forte, le corps devient plus chaud, les extrémités sont lourdes et la bouche est sèche. Puis l'usager passe par des états de somnolence et d'éveil durant lesquels le monde n'existe plus.

 À très fortes doses, l'usager reste dans un état de torpeur permanent, ses pupilles sont contractées en "tête d'épingle", la peau est froide, moite et bleuâtre; il y a risque de dépression respiratoire pouvant aboutir à la mort. Les effets d'une dose normale durent de trois à six heures. 

  Effets à long terme

Les effets à long terme se manifestent après un usage répété et prolongé.

Les usagers peuvent souffrir d'endocardite, infections de la membrane interne et des valves du coeur par des organismes introduits dans le corps lors d'une injection de drogue sans stérilisation.

 L'injection par voie intraveineuse est une cause importante de la transmission d'infections virales( VHC, VIH-sida, etc.).

Il y a aussi des complications pulmonaires, troubles de l’humeur, troubles intestinaux et sexuels, abcès et surtout risque de surdosage.

Tolérance - Dépendance - Sevrage

Sauf pour le consommateur occasionnel qui évite ainsi la dépendance physique, l'héroïne entraîne:

une dépendance psychologique et physique très forte;

elle crée de l'accoutumance et nécessite une augmentation des doses pour obtenir les mêmes effets et éviter les symptômes de sevrage.

Parmi ces derniers, qui peuvent se manifester quatre ou cinq heures après la dernière dose jusqu'à sept à dix jours - avec une réaction plus intense entre 48 et 72 heures - on retrouve des larmes, spasmes musculaires, anxiété,  grelottement, hypertension diarrhée, irritabilité, frisson et insomnie.

L'arrêt brutal de la drogue peut provoquer la mort d'usagers extrêmement dépendants ou en mauvaise santé. Toutefois, le sevrage est beaucoup moins dangereux que celui de l'alcool et des barbituriques (amytal, tuinal, séconal, etc.)

Surdosage

Une surdose d'héroïne  crée: 

des problèmes de coordination,

une perte de conscience,

une dépression respiratoire,

des troubles cardiaques,

le coma et elle peut aller jusqu'à la mort.

Grossesse

Chez les femmes dépendantes, des complications peuvent survenir lors de la grossesse et de l'accouchement, notamment:

L'anémie, diabète, maladies cardiaques, pneumonie et l'hépatite.

Ces femmes ont aussi un taux anormalement élevé d'avortements spontanés, d'enfants qui se présentent par le siège, de césariennes et d'enfants prématurés.

Le sevrage est également lié à une fréquence élevée d'enfants mort-nés. Les bébés des femmes héroïnomanes sont plus petits que la moyenne et sont souvent atteints d'infections aiguës. La plupart présentent des symptômes de sevrage d'intensité et de durée variables.

 Le taux de mortalité chez ces bébés est supérieur à la moyenne.

 

AUTRES DÉRIVÉS NARCOTIQUES

Il existe plusieurs autres narcotiques qui sont dérivés du pavot, tels l’hydromorphone, l’oxymorphone, l’hydrocodone, l’oxycodone et la codéine. Tous ces produits, s’ils sont pris en quantité suffisante, peuvent causer les mêmes symptômes que l'héroïne,  La codéine crée moins de dépendance que l’héroïne et se retrouve en petites quantités dans certains médicaments vendus sans ordonnance.  Les pharmaciens conservent toutefois ces médicaments derrière le comptoir d’ordonnances afin d’exercer un certain contrôle sur son utilisation. Malgré ce fait, l’abus de cette substance est fréquente.

 

   Mise à jour : 12 février, 2010