CENTRE COMMUNAUTAIRE D'INTERVENTION EN DÉPENDANCE
Promotion de la santé - Prévention de la toxicomanie

 
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OPIOÏDES : OPIACÉS - OPIUM

Catégorie : Dépresseurs - Analgésiques narcotiques

 description - historique - effets à court et  long terme
 dépendance,  tolérance et
symptômes de sevrage

NOMS DE  RUE 
«smack, héro, junk, horse, H, brown sugar, came »

Nom chimique

Nom commercial

Codéine  

  Paveral®

Héroïne  

  Héroine®

Hydromorphone  

  Dilaudil®

Mépéridine  

  Demerol®

Morphine   

  M.O.S.®

Opium   

  Opium® Camphre®

Oxycodone  

  Percodan®

Pentazocine   

  Talwin®

Propoxyphène  

  Darvon®

Description

Les opioïdes comprennent les opiacés naturels, soit les drogues provenant du pavot à opium et leurs dérivés synthétiques comme la mépéridine (Demerol ®) et la méthadone.

Les opiacés sont extraits du suc épaissi (substance laiteuse) qui s'écoule d'incisions faites aux capsules de diverses espèces de pavot,  une plante qui ressemble au coquelicot et qui peut atteindre dans les 1,50 m de haut. De ce suc, sont extraits l'opium, la morphine et la codéine. D'autres drogues, comme l'héroïne, sont dérivées de la morphine ou de la codéine.

On retrouve l'opium en morceaux brun foncé ou en poudre. Il peut être mangé ou, après traitement, fumé. Dans ce cas, il se présente sous forme de pâte; puis on en fait des boulettes qui, une fois ramollies, sont utilisées dans une pipe. D'autres opiacés analgésiques sont vendus sous formes de capsules, comprimés, sirops ou suppositoires.  L'effet de l'opium dure environ quatre heures.

Historique

L'opium est utilisé depuis des siècles à des fins médicales et non médicales. Depuis le 16e siècle, on se sert d'une teinture d'opium, le laudanum, pour soulager la toux, les troubles nerveux ou la diarrhée, ce dernier usage constituant, aujourd'hui, le seul usage médical de l'opium. Il est cependant utile de mentionner que les alcaloïdes de l'opium que sont la morphine et la codéine servent encore aujourd'hui à soulager la douleur. L’opium médicinal est composé de produit de base, séché à une température modérée, puis réduit, auquel on rajoute entre 9.5 à 10% de lactose, d'amidon de riz ou de balle de cacao. L'Inde, l'Iran, la Bulgarie, la Grèce, la Turquie, l'ex-Yougoslavie et la France produisent cette plante à des fins pharmaceutiques. Des cultures illicites existent, notamment dans le "Triangle d'or" en Asie du Sud-est et en Asie centrale.

Effets à court terme

Les premières doses peuvent provoquer de l'agitation, des nausées et des vomissements.

À dose modérément forte,  l'usager en vient à ressentir  un sentiment d'euphorie, d'exaltation et une intense sensation de bien-être, suivie d'un état de gratification que ni  la faim, ni la douleur ni les besoins sexuels ne peuvent généralement troubler; le corps devient plus chaud, les extrémités sont lourdes et la bouche est sèche.  Plus on augmente la dose, plus la respiration ralentit.

 À très forte dose, l'usager reste dans un état de torpeur permanent,  les pupilles du consommateur se contractent pour n'être plus que des petits points, la peau est froide, humide et bleuâtre. L'opium peut alors causer de la stupeur et une dépression respiratoire pouvant ainsi entraîner le coma et la mort. 

Effets à long terme

Le consommateur régulier est très maigre; son regard est fixe; il est las, il a des pertes de sommeil et son organisme, affaibli, peut développer de nombreuses maladies (endocardite, infection de la membrane interne et des valves du coeur).

Les utilisateurs chroniques peuvent éprouver des troubles pulmonaires en raison des effets des opiacés sur la respiration.

Les risques associés au partage des seringues sont élevés: VIH-sida, VHC,  Les infections attribuables aux injections faites par aiguilles non stérilisées peuvent provoquer des abcès, de la cellulite, des maladies du foie et même des lésions cérébrales. Le tétanos est fréquent chez les usagers qui procèdent depuis longtemps par injections sous-cutanées.

Dépendance et tolérance

Toutes les drogues synthétiques apparentées à l'opium, comme la mépéridine et la méthadone, ont été mises au point à titre d'analgésiques sans potentiel de dépendance. Malheureusement, tous les opioïdes qui se révèlent efficaces comme analgésiques engendrent  la dépendance.

Une consommation régulière des opioïdes entraîne une grave dépendance  psychologique et physique. La tolérance s'acquiert rapidement, nécessitant une augmentation des doses pour ressentir les mêmes effets et éviter les symptômes de sevrage. Parmi ces derniers, qui peuvent se manifester quatre ou cinq heures après la dernière dose jusqu'à sept à dix jours - avec une réaction plus intense entre  36 et 72 heures - on retrouve de l'anxiété, de l'insomnie, des frissons,  des spasmes musculaires,  des sueurs abondantes, de la diarrhée, de l' irritabilité, de la douleur et de l'hypertension. Il faut au moins six mois avant que les symptômes de sevrage ne disparaissent complètement.

 
 
 
 
 
 

   Mise à jour : 10 août, 2011